La systémie qu'est-ce que c'est ?

C’est après les résultats des travaux des participants aux conférences Macy à New York de 1942 à 1953, réunissant un panel de spécialistes (logiciens, mathématiciens, anthropologues, psychologues) et donnant naissance à la cybernétique et aux sciences cognitives et de l’information, qu’a été créé le MRI (Mental Research Institute) de Palo Alto en Californie.

Ces fondateurs, psychiatres, psychologues, anthropologues, ont appliqué la théorie des systèmes aux règles de la communication.

A faire ce que l’on a toujours fait, on obtient ce que l’on a toujours obtenu.

La systémie comme son nom l’indique est la façon de percevoir des ensembles (sociaux, sociétaux, techniques ou psychologiques) sous l’angle de ce qu’ils sont réellement : des systèmes.

Du point de vue relationnel, la systémie permet après analyse de dénouer les interactions complexes qui se déroulent à l’intérieur d’une personne (qui est un système autonome), d’un couple (qui est un système binaire), ou d’une famille (qui est un système étendu).

Lorsqu’une personne vient chercher à résoudre des problématiques, disons de couple, le systémiste aide à détricoter les interactions entre les membres du couple (dans son système binaire), mais aussi à l’intérieur de la personne elle-même (dans son système autonome), par le biais de :

– l’écoute dé-subjectivée : chacun s’exprime de façon spécifique, unique et l’expression de soi en dit long sur la façon dont les cognitions (pensées) sont interprétées par le sujet (de même, le praticien systémiste s’interdit de voir la situation selon son seul filtre).

– du feed-back : les réponses ou suggestions du systémiste s’opèrent dans un premier temps, avec les règles mêmes qui alimentent le systême de la personne (le praticien parle le même langage que la personne). Puis en optant dans un deuxième temps, au maximum pour un langage neutre, universel, visant à faire sortir la personne des systèmes inopérants posant problème (il s’agit des habitudes, des automatismes de pensée, des préjugés) : le point de vue devient plus universel, plus neutre. Pour ce faire, le systémiste ne se prive pas d’utiliser des métaphores, des aphorismes, des images, qui aident à éclairer la situation selon un jour nouveau.

C’est souvent surprenant pour le consultant, qui a du mal à percevoir la réalité autrement que selon ses habitudes, mais cette attitude vise toujours le même objectif : permettre de se dégager des rigidités au sein des systèmes de pensées actuels, afin d’adopter un point de vue détaché des passions, souple, acceptant et tranquille.

De manière générale, c’est le point de vue qui change, pas la réalité.

michel_rouja@orange.fr

06 10 75 00 01

1 rue des vignes, 31140 MONTBERON

Plan d'accès

Crédits